29/06/2004

Un peu de poésie

Sur la mort de Florian

Pleurez, Grâces, pleurez, Amours ;
Pleurez, ô vous bergers sensibles !
Du chantre de vos moeurs paisibles
La lyre se tait pour toujours !

Dans la plus belle des saisons
Renaîtront les fleurs du bocage ;
Mais de Florian sous l'ombrage
Ne renaîtront plus les chansons.

Fière en secret de vos désirs,
Si la beauté vous rend les armes,
Qui chantera les douces larmes
Que lui coûteront vos plaisirs ?

Dans vos champs, sous vos yeux émus,
S'il naissait encore une Estelle
Qui pourra la rendre immortelle ?
Florian, hélas, ne vit plus.

Pleurez, Grâces, pleurez, Amours ;
Pleurez, ô vous bergers sensibles !
Du chantre de vos moeurs paisibles
La lyre se tait pour toujours !
 
                                        De Adélaïde DUFRENOY
 

21:09 Écrit par †thedarklord† | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/06/2004

Je cherche un moyen...

Je cherche un moyen. Un moyen de tout arrêter, un moyen d'en finir. Un moyen de tous les tuer. Ne plus souffrir, ne plus pleurer, une journée sans y penser. Juste aujourd'hui penser que ma vie est préférable à la mort. Juste aujourd'hui, ne pas y penser, au moyen le moins douloureux de partir. Ne pas réessayer, pas aujourd'hui, parce que cette fois, je n'aurai peut-être plus la force de m'arrêter et de tout stopper.

J'ai trouvé un moyen. Je me créée mon monde, ils n'existent pas, ne sont pas là, ne m'insultent pas, je ne passe pas des heures d'enfer en classe. Même en classe, la présence des profs n'y changent rien, ils font rien de toute façon. Je les déteste aussi ceux là. Je vaus mieux qu'eux, mieux qu'eux tous, ils ne peuvent pas m'atteindre.

Ca ne marche pas, rien n'y fait. Ils sont là, ils existent, ils parasitent mon monde, le pénètre et le viol. Ils ne me laissent aucune place. Je veuxsauter d'un immeuble de dix étages pour voir ce que ça fait. Je veux dire à mon meilleur ami que je le déteste de ne pas être là quand je lui parle de tout ça, d'être avec eux, de rire de moi, de me tuer lentement comme ils le font. Je veux lui dire que je le hais, à lui en qui j'ai tellement confiance, de prendre cette arme abjecte pour me sillonner des cicatrices qui ne s'en iront jamais.

Je n'y arrive pas. Je n'arrive pas à partir. Alors j'en rêve, j'en ai le désir fou, j'en rêve jour et nuit, j'en devient tellement folle de douleur d'être ici que réalité et rêve se confonde. J'ai une leucémie et il ne me reste plus que six mois à vivre. Voilà, mon rêve, mon désir fou, la seule parcelle de succédanné de bonheur que j'arrive à arracher c'est comme ça : en racontant la réaction de mes parents et la mienne face à ma maladie. En imaginant que vriament dans six mois tout pourrait être fini. Il s'occupera peut-être un peu de moi lui, et peut-être qu'eux me laisseront un peu de répis.

Mes parents sont  au courant et évidemment la supercherie n'a pas duré longtemps. C'est encore pire qu'avant. Je ne vais plus en cours. Va bien falloir y retourner je suis à cours d'excuse pour mes parents mais je n'irais pas ce n'est pas possible.

Je cherche un moyen. Un moyen pour que tout continue. Ce bonheur que je vis, que moi je comprend comme personne d'autre parce que moi j'ai traversé tout ça. Je ne veux jamais que ça s'arrête. J'ai envie de leur dire merci à tout ces bons à rien qui ont tous échoué. Grâce à eux, j'ai cette force de caractère que rien n'arrête, qui me permet de tout surmonter, même un père dans le coma branché un des tas de tuyau sans savoir si il se réveillera un jour, même un père qui me parle de mourrir. Tout ça je le traverse la tête haute grâce à eux. Aujourd'hui des gens ont de l'estime pour moi et j'en ai pour moi même. Rien n'est parfait, pas même ma vie aujourd'hui, mais je suis fière de ce que je suis, c'est ma vie et je l'aime.

 

                         de Céline (une amie à moi, qui a vécue les même chose que moi)




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